Dark Museum & L’enfance d’Alan

Un petit mot sur mes dernières lectures BD. Dark Museum est une collection « concept » qui se propose d’imaginer une histoire à partir d’un tableau célèbre. Le tome 1 est consacré à American Gothic, de Grant Wood, dépeignant des américains typiques de l’époque. La peinture est devenue une icone représentant les habitant de l’Iowa et plus généralement du midwest, regroupant la région des grands lacs du nord des Etats-Unis (Iowa, Michigan,  Kansas, etc.)

Les scénaristes Gihef et Alcante ont donc imaginé une histoire autour de ce portrait. La crise de 1929 est le point de départ pour décrire la misère dans laquelle vivent les habitants de cette petite ville. Alors que la famine guette les honnêtes gens, un personnage va tout de même trouver un moyen de se nourrir correctement. Bien sûr, ça va partir en live et devenir bien gore. Grâce au dessin monstrueux de Stéphane Perger, les amateurs de Massacre à la tronçonneuse retrouveront l’ambiance familiale de culs terreux dégénérés du film de Tobe Hooper. Les événements vont crescendo dans la violence jusqu’à une apothéose cauchemardesque très visuelle. Pas très original mais l’univers crasseux,où règnent la poussière et le sang, est bien rendu.

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L’enfance d’Alan raconte, comme son titre l’indique, l’enfance d’Alan. Comme pour le Photographe, l’auteur de BD se met à la place de son interlocuteur et déroule son récit à la première personne. Il en résulte un aspect documentaire et réaliste, une peinture intimiste remarquable. Alan Ingram Cope était en fait un ami du dessinateur. Ensemble, ils ont eu de nombreux entretiens. Alan parlait et Guibert devait mettre en images. Cet ouvrage est en fait une sorte de « préquelle », le premier étant La guerre d’Alan, où l’homme raconte sa vie de GI durant la deuxième guerre mondiale. Logiquement, son enfance se déroule dans les USA de l’entre-deux-guerres. Les souvenirs sont parcellaires mais souvent précis. Sa famille est presque ordinaire, comme toutes les familles. Malgré l’espace et le temps qui nous sépare d’Alan, ses anecdotes nous touchent car nous avons forcément vécu des choses similaires à un moment ou à un autre. Pas passionnant mais le travail sur la mémoire est remarquable ainsi que le cadre (la Californie des années 30).

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Mes dernières lectures BD

Château de Sable (de Frederik Peeters et Pierre Oscar Levy) est une espèce de conte fantastique qui prend place dans un lieu commun avec des personnages banals. L’intrigue par contre est plus retorse. Deux familles se retrouvent sur une plage et découvrent une femme noyée. Non loin de là, un jeune homme d’origine maghrébine est vite considéré comme l’agresseur par un vieux médecin un peu réactionnaire. Problème : les gens semblent vieillir prématurément, les enfants devenant adultes en quelques heures. A mi-chemin entre la réflexion philosophique (que faisons-nous de notre temps?) et d’un épisode de la quatrième dimension. C’est pas mal mais ça manque un peu d’ambition et de profondeur, les personnages étant des stéréotypes.

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Jimjilbang (de Jérôme Dubois), du nom du sauna coréen, est un carnet de voyage un peu spécial puisqu’il évoque un séjour à l’étranger qui ne se déroule pas bien. En effet, le jeune homme ne parvient pas à s’intégrer en Corée du Sud, qu’il trouve inintéressante, inutile, fade. Est-ce le pays qui est responsable de cela ? Pas sûr car il semblerait que ce soit le visiteur qui ait emmené avec lui toutes ses angoisses. L’idée originale est d’avoir donner corps à la paranoïa et à la claustrophobie grâce aux dessins. Les décors sont surréalistes et les personnages ont des têtes difformes, traduisant ainsi le malaise de l’auteur, car il s’agit d’un récit autobiographique. J’aime beaucoup le dessin fin, précis et géométrique, qui donne corps à ce cauchemar glacé.

201405-jimjilbang_6http://www.cornelius.fr/blog/index.php?post/2014/05/13/Jimjilbang


Simon du Fleuve est une BD des années 70, qui paraissait par épisode dans l’hebdomadaire Tintin. Le contexte est plutôt cool puisqu’il s’agit d’un univers post-apocalyptique des années 70, donc pré-Mad Max, forcément différent des habituels clichés d’aujourd’hui. Simon est un lonesome cowboy qui vit paisiblement dans les montagnes. Un ami lui demande de l’aide pour retrouver son fils. Pour faire cela, ils doivent approcher une forteresse dirigée par « Les Seigneurs ».

L’intégrale est divisée en trois histoires. La première regroupe les épisodes de « La ballade de Cheveu Rouge ». Les dessins et les dialogues sont tout petits, sans doute pour faire rentrer un maximum de choses, avec des décors très détaillés. La lecture est un peu inconfortable, d’autant plus qu’on retrouve l’impression d’épisode toutes les deux pages. Mais l’histoire est originale et présente un univers dystopique assez étrange. Deux autres histoires sont présentes en couleur cette fois-ci : Le Clan des Centaures et Les Esclaves. J’ai été moins convaincu car même si ça commence très bien (une tribu hippie indienne attaquée par des soucoupes volantes!), la suite est une révolte assez classique dans une usine-prison tout de même impressionnante. Bizarrement, je trouve que la couleur n’apporte pas grand chose et au contraire, rend le monde post-apo moins inquiétant.

planchea_253363http://www.lelombard.com/series-bd/integrale-simon-fleuve,506/

Mise à jour du Navidrive RT4

Il y a de plus en plus d’informatique et d’électronique embarquées dans les voitures récentes. Ce sont de véritables petits ordinateurs qui sont présents à côté des moteurs, obligeant les garagistes à se former à l’outil informatique. Ces ordinateurs de bord donnent de précieuses indications sur la conduite ou permettent de disposer de fonctionnalités intéressantes. La Navidrive présent dans le Citroën C8 et d’autres voitures est de ceux-là.

Au programme : disque dur (pas énorme, quelques gigas) pour stocker de la musique compressée et en faire un « jukebox », GPS, alertes (pneu dégonflé ou crevé), radars de recul, etc. Sauf que comme partout où il y a des l’informatique, ça plante ! Et ce système plante souvent, notamment quand on démarre la voiture. Ecran gelé (freeze), appareil qui redémarre, radars qui buggent (c’est plutôt ennuyeux!). Je me suis donc renseigné pour voir si on pouvait le mettre à jour. C’est possible de le faire en concession mais on sait jamais combien on va payer. A priori le CD d’upgrade n’est pas cher (50 centimes comme vu sur certains forums). Le logiciel en lui-même n’est donc pas soumis à une grosse marge, ce qui paraît normal car il s’agit seulement d’une « mise à jour » justement pour régler des problèmes qui ne devraient pas être présents.

La première chose à faire est d’identifier son appareil. Si la marque « Navidrive » apparaît un peu partout dans le manuel de la voiture, il a un petit nom particulier dans le milieu : RT4/RT5. Le fabricant est Magneti Marelli. Apparemment, des bricoleurs se sont penchés sur ce cas et ont développé des outils pour interroger ou modifier le système. C’est l’ensemble des Mira Scripts. Cependant, ces utilitaires exigent l’utilisation d’un câble USB. Or tous les RT4 ne l’ont pas de série. Il est possible d’en ajouter un mais ça impose de déposer le RT4 et de brancher un câble USB brin par brin. Pas impossible mais pénible. Voilà une vidéo qui montre le démontage et le bricolage déjà réalisé :

Il faut ensuite identifier sa version. Ca se fait en restant appuyé deux secondes au moins sur la touche « Menu ». On a ensuite « diagnostic du radiotéléphone » et apparaît alors la version. Dans mon cas, je suis à la 8.11. Il y a eu ensuite la 8.20 et la dernière en date est la 8.31. On peut passer de la 8.11 à la 8.31 directement. Sans usb, il faut donc graver ou récupérer un CD officiel avec la version 8.31. J’ai gravé l’image iso sur un CD RW déjà utilisé et malheureusement la mise à jour a planté. Le CD est éjecté et il me dit « please insert upgrade CD ». J’ai eu beau remettre le CD gravé, il me le recrachait à la figure. Dans un cas pareil, le mieux est l’ennemi du bien car dans cet état, l’appareil est inutilisable (je n’ai pas trouvé de procédure de retour arrière ou downgrade). Cependant, il ne faut pas perdre espoir ! J’avais lu que la qualité de la gravure et du CD était primordiale pour que ce soit réussi. J’ai donc pris un CDR neuf, j’ai gravé avec une vitesse minimum (10x), avec un logiciel solide (Nero Burning Rom). J’ai aussi précisé le mode de gravure du CD : DiscAtOnce/96. Je ne sais pas à quoi ça correspond mais… L’upgrade a fonctionné cette fois-ci. Ouf !

Le processus d’upgrade est long : de 30 à 40 minutes. Il faut la réaliser moteur allumé car l’appareil a une mise en veille automatique et il ne faudrait pas qu’il soit coupé en plein milieu de cette opération délicate. Bien entendu, ça se fait à vos risques et périls.

Voilà le déroulement en version rapide

Voilà ce qu’est censée ajouter cette version 8.31 (j’aime bien la dernière) :

-Écran noir suite à mise à jour avec le CD 8.20 de référence 1606858680
-Figeage écran
-Blocage sur la page d’accueil
-Lenteur au démarrage du système
-Extinction et redémarrage aléatoire du système
-Affichage du numéro de téléphone au lieu du nom du contact pendant une communication ou dans le journal des appels
-Non détection aléatoire des POI radars
-Au démarrage, écran noir avec le message « HARD DISK EXAMINATION »
-Perte de l’affichage de la carte suite à une modernisation logicielle ou cartographie
-Mauvais contact affiché lors d`un appel téléphonique
-Extinction et redémarrage lors de la traversée d’un carrefour situé à Madrid

 

Images dupliquées

A la suite d’un effacement par erreur de plusieurs milliers de photos, j’ai dû utiliser un outil pour les récupérer. Malheureusement, j’ai tellement de photos que je ne savais plus lesquelles avaient été effacées ou non. Je me retrouve donc avec 60 000 fichiers et je cherche un moyen de trouver les doubles exacts afin de les effacer puis de conserver le restant.

J’ai testé 3 outils de détection de doubles. Tous ont des capacités similaires pour trouver les fichiers :

http://www.visipics.info : gratuit et apparemment français. J’ai travaillé pas mal de temps avec ce logiciel mais il est assez fastidieux pour la visualisation et le traitement des photos

https://www.duplicatephotocleaner.com/ : très convivial, fait le job mais cher : 30 balles pour la version complète. La version gratuite permet de travailler sur les 100 premiers doubles seulement. Pas très efficace avec des milliers de photos.

Mais mon number ouane, c’est AntiDupl. Gratuit, open source et un peu moins convivial que les deux autres. Il permet néanmoins de sauvegarder le résultat d’une comparaison et il est très rapide sur le traitement et la visualisation. J’ai l’impression qu’il est aussi très efficace pour trouver les doubles rapidement. Ca se trouve ici : http://antidupl.sourceforge.net

 

Upgrade / Mise à jour de Xpenology

OU COMMENT PETER SON NAS EN QUELQUES MINUTES !

J’ai actuellement un NAS (stockage centralisé sur un serveur HP Proliant, avec des partages réseaux sur chaque PC) utilisant Xpenology. Il s’agit d’un produit plus ou moins officiel et calqué sur le célèbre Synology. L’avantage par rapport à ce dernier est qu’il est gratuit. L’inconvénient est qu’il n’y a pas de support (hormis les geeks qui développent le truc et l’utilisent) et qu’il faut un peu mettre les mains dans le cambouis.

Je suis dans une version assez ancienne 4.3 (novembre 2013) qui fonctionne parfaitement bien mais qui n’a pas les dernières applications, et notamment la sauvegarde vers des services de Cloud. Je me suis donc dit que le moment était venu de faire une mise à jour.

Tout d’abord, il faut brancher un écran / clavier sur le serveur. Ensuite on a besoin de ces choses :

  • 1 clé USB (je déconseille de prendre la clé usb servant actuellement au système)
  • un fichier image xpenoboot
  • un fichier « pat » = le DSM = le système d’exploitation Synology.
  • Sauvegarder vos données. On croit que le plan va se dérouler sans accroc mais rien n’est sûr.
  • Sauvegarder les paramètres du NAS (ça se trouve dans Panneau de configuration / Mise à jour et restauration, puis l’onglet « Sauvegarde et configuration ». C’est important de faire une sauvegarde (fichier .dss), ça permet de retrouver ses petits facilement
  • Repérer sa version exact (version mais aussi build). Ca peut toujours être utile si besoin d’un retour arrière, même si on dit que c’est impossible !

Par contre, il faut savoir quelle version utiliser. J’avoue que j’ai joué un peu au savant fou étant donné que je pars d’une 4.3. La logique voudrait que l’on passe d’abord par 5, puis 5.1 et enfin 5.2. Mais j’ai pris la 5.2 directement avec un n° de build 5644

Graver l’image (fichier .img) Xpenoboot sur une clé usb. Démarrer le NAS dessus.

Après, j’ai lancé l’assistant, si beau, si performant, si rassurant :

migration-execution

Il me propose de passer à la dernière version (il ne dit pas laquelle, je crois). Je clique OK. Il me dit que tout s’est passé correctement; c’est magnifique. Quand le NAS reboote, j’y accède sans problème, l’interface est très jolie presque enfantine mais, mais, mais : mon volume a disparu! Plus d’accès aux données. Panique. Je vois au passage que je suis en DSM 6.0. Surtout ne pas paniquer. Panique !!!

Le programme d’installation / upgrade Synology ne permet pas du tout de faire du downgrade, c’est-à-dire de passer à une version antérieure. Pourtant, je crois que c’est bien ce qu’il faut que je fasse. Xpenoboot n’a l’air prévu que pour du DSM 5.2 et pas du DSM 6.

L’astuce consiste donc à activer le telnet ou le ssh du Nas via le panneau de configuration si ce n’est pas déjà fait.

En DSM 6, on se connecte en admin avec le mot de passe fixé. Puis :

sudo vi /etc.defaults/VERSION

Mais en DSM 5.2, c’est différent. Il faut se connecter en root directement avec le mot de passe fixé. Puis :

vi /etc.defaults/VERSION

Voilà ce que j’ai :

majorversion= »5″
minorversion= »2″
buildphase= »hotfix »
buildnumber= »5644″
smallfixnumber= »0″
builddate= »2015/11/12″
buildtime= »17:15:53″

Donc, pour arnaquer la machine, j’ai modifié :

minorversion= »1″
buildphase= »0″
buildnumber= »5500″
builddate= »2014/11/12″
buildtime= »17:15:53″

Là on a un fichier qui indique la version actuelle. Le truc est de tricher à ce niveau juste pour que le programme d’install permette d’installer une version antérieure.

Avec ce truc, j’ai pu mettre une version 5.2-5644. Youhou. Et mes volumes ont réapparu. Mais, mais, mais. Au niveau de l’interface il manque des icônes et des cases à cocher sont invisibles. Pas mal de problèmes d’affichage qui peuvent être carrément gênant. J’ai googlé pendant pas mal de temps avant de découvrir que la 5644 pouvait être buggée. Et donc qu’il fallait passer à une build antérieure. Mais en fait non, ça ne change rien. Je crois que c’est soit la mise à jour, soit le downgrade forcé qui a pété quelque chose au niveau des droits des images sur les icônes. J’ai essayé de bricoler le linux mais sans succès. Alors voilà, mon DSM reste comme ça avec des icônes manquantes.

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Pourquoi j’ai voulu faire un UPGRADE, BON SANG ?!

Eh bien pour pouvoir sauvegarder en crypté sur le Cloud. L’application Cloud Sync de Synology permet de faire cela et n’est dispo qu’à partir de 5.2 (je crois).

J’ai ouvert un compte Hubic (25 Go offerts pour tester, c’est cool). Installer le paquet « Cloud Sync ». Créer une nouvelle connexion. On choisit Hubic. L’appli demande ensuite le login/mdp pour pouvoir s’y connecter. Le type de sauvegarde : bi-directionnel. J’ai pris upload only. Je ne souhaite que faire du stockage sur le cloud, pas de modifications.

J’ai créé via le web un répertoire test pour… tester !

Ensuite c’est parti, il lance la synchro. Mais voilà, l’application n’est pas très souple et un peu buggée. Il n’est pas possible de récupérer ses données via un ftp tout simple. Il faut passer par l’appli web. Bref, pour l’instant j’abandonne.

 

Recette du cocktail Harry’s Camp

La recette vient du prestigieux Harry’s Bar. Je ne prétends pas qu’elle est exacte mais en tout cas elle me plaît comme ça. C’est globalement amer, discrètement sucré et un peu épicé.

Directement dans un verre haut (highball) :

  • 2 cl de Campari
  • 5 cl de Gin (je prends du Plymouth Navy Strength, un truc de bonhomme)
  • 3 morceaux de citron vert (je les presse un peu dans le verre)
  • 4 glaçons
  • Remplir le reste avec de la ginger beer (Fever Tree is the best!)

J’en ai fait une version sans alcool, directement dans le verre aussi :

  • un fond de sirop de grenadine
  • 3 morceaux de citron vert légèrement pressés
  • 3 glaçons
  • Compléter avec de la ginger beer (malgré son nom, la ginger beer est un soda et pas une bière!)

La ginger beer de base se trouve souvent dans les épiceries asiatiques (pour les non-anglophones, c’est tout simplement un soda à base de gingembre). C’est assez piquant mais moins en cocktail. On trouve assez facilement la « Old Jamaïca » :

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Pour un goût un peu plus fin et plus prononcé en gingembre, on préférera la Fever Tree, pas mal plus chère :

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C’est plus difficile à trouver. En Alsace, c’est trouvable chez Baumann à Strasbourg.