Le jardin des papillons

Il s’agit d’un tout petit parc situé à Hunawihr, juste à côté du plus grand Naturo Parc (ex-parc de réintroduction des cigognes). La visite prend environ une heure. On commence par une exposition temporaire sur les abeilles, avec tous les bienfaits liés à ces petites bêtes et les dangers qui les guettent. Truc chouette : il y a une ruche avec des parois de verre et l’on facilement les observer. Sous une tente, un documentaire sur les papillons est projeté, pour connaître la base sur ces insectes.

Ensuite, vient la serre chauffée dans laquelle s’ébattent les papillons en liberté. Il faut dire que la première fois est assez impressionnante. Certains papillons sont assez gros et passent tout près de vous. Parfois, ils se posent sur vous si vous sentez bon la fleur. Il y a des assiettes avec de la nourriture posées sur des tables. Ainsi, on peut approcher les papillons de très près. Ce qui impressionne également, c’est la décoration florale. On peut y admirer de magnifiques orchidées qui se plaisent bien dans ce lieu chaud et humide.

En bonus, on trouve quelques vivariums contenant des caméléons. Habituellement dans les zoos, ces bestioles sont endormies et ne bougent pas mais là, ils étaient particulièrement actifs et ils avaient l’air de vouloir venir au contact ! Il y a aussi une vitrine dédiée à l’éclosion des nouveaux papillons avec toutes sortes de chrysalides et de cocons.

Petite déception, la surface n’est pas très grande et on a donc vite fait le tour. Je n’ai pas vu non plus beaucoup d’espèces différentes (peut-être est-ce lié aux cycles d’éclosion). Cependant, il vaut mieux flâner un peu pour observer en détail ce petit jardin paradisiaque.

La Grande Chasse au Dahu

Les beaux jours reviennent et malgré le soleil, de grosses plaques de neige subsistent sur les sommets. J’ai choisi le Hohneck comme destination pour ma première randonnée printanière. En général, les balades partent du Gaschney mais j’ai choisi de rouler jusqu’à la ferme du Schiessrothried, en montant la route cahoteuse, quitte à gêner quelques promeneurs. Cette route est cahoteuse mais à pieds, c’est franchement pas trop intéressant.

Je prends donc la direction du Hohneck, petite ascension tranquille sur un sentier très caillouteux. Arrivé là-bas, j’ai suivi un peu le sentier des névés, qui porte très bien son nom en ce moment. Les points de vue sur les arêtes rocheuses sont époustouflantes.

En m’éloignant du chemin quelques instants, je réveille un assez gros serpent. Je ne savais pas qu’il y avait ce genre d’animal. Il se dresse et siffle en prenant la fuite. Impressionnant ! Je me demande d’ailleurs de quel espèce il s’agit.

C’est un coin où il y a beaucoup de chamois (mes dahus à moi). On peut les observer au fond du cirque mais ils restent souvent à bonne distance. Avec des jumelles, c’est mieux ! Mais en fin de journée (ou début de matinée), ils ont tendance à se rapprocher. Ils ne sont pas très farouches pour peu que l’on ne se montre pas agressif et que l’on garde tout de même un certain éloignement. Mais en étant patient et silencieux, on peut observer facilement ces paisibles herbivores.

Tranquillement installé, je n’ai pas vu surgir derrière moi un individu qui rejoignait le troupeau ! Il est passé juste à côté de moi.

En revenant sur mes pas, en direction de la ferme du Schiessrothried, j’ai surpris un autre petit groupe avec des petits :

Dark Museum & L’enfance d’Alan

Un petit mot sur mes dernières lectures BD. Dark Museum est une collection « concept » qui se propose d’imaginer une histoire à partir d’un tableau célèbre. Le tome 1 est consacré à American Gothic, de Grant Wood, dépeignant des américains typiques de l’époque. La peinture est devenue une icone représentant les habitant de l’Iowa et plus généralement du midwest, regroupant la région des grands lacs du nord des Etats-Unis (Iowa, Michigan,  Kansas, etc.)

Les scénaristes Gihef et Alcante ont donc imaginé une histoire autour de ce portrait. La crise de 1929 est le point de départ pour décrire la misère dans laquelle vivent les habitants de cette petite ville. Alors que la famine guette les honnêtes gens, un personnage va tout de même trouver un moyen de se nourrir correctement. Bien sûr, ça va partir en live et devenir bien gore. Grâce au dessin monstrueux de Stéphane Perger, les amateurs de Massacre à la tronçonneuse retrouveront l’ambiance familiale de culs terreux dégénérés du film de Tobe Hooper. Les événements vont crescendo dans la violence jusqu’à une apothéose cauchemardesque très visuelle. Pas très original mais l’univers crasseux,où règnent la poussière et le sang, est bien rendu.

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L’enfance d’Alan raconte, comme son titre l’indique, l’enfance d’Alan. Comme pour le Photographe, l’auteur de BD se met à la place de son interlocuteur et déroule son récit à la première personne. Il en résulte un aspect documentaire et réaliste, une peinture intimiste remarquable. Alan Ingram Cope était en fait un ami du dessinateur. Ensemble, ils ont eu de nombreux entretiens. Alan parlait et Guibert devait mettre en images. Cet ouvrage est en fait une sorte de « préquelle », le premier étant La guerre d’Alan, où l’homme raconte sa vie de GI durant la deuxième guerre mondiale. Logiquement, son enfance se déroule dans les USA de l’entre-deux-guerres. Les souvenirs sont parcellaires mais souvent précis. Sa famille est presque ordinaire, comme toutes les familles. Malgré l’espace et le temps qui nous sépare d’Alan, ses anecdotes nous touchent car nous avons forcément vécu des choses similaires à un moment ou à un autre. Pas passionnant mais le travail sur la mémoire est remarquable ainsi que le cadre (la Californie des années 30).

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Mes dernières lectures BD

Château de Sable (de Frederik Peeters et Pierre Oscar Levy) est une espèce de conte fantastique qui prend place dans un lieu commun avec des personnages banals. L’intrigue par contre est plus retorse. Deux familles se retrouvent sur une plage et découvrent une femme noyée. Non loin de là, un jeune homme d’origine maghrébine est vite considéré comme l’agresseur par un vieux médecin un peu réactionnaire. Problème : les gens semblent vieillir prématurément, les enfants devenant adultes en quelques heures. A mi-chemin entre la réflexion philosophique (que faisons-nous de notre temps?) et d’un épisode de la quatrième dimension. C’est pas mal mais ça manque un peu d’ambition et de profondeur, les personnages étant des stéréotypes.

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Jimjilbang (de Jérôme Dubois), du nom du sauna coréen, est un carnet de voyage un peu spécial puisqu’il évoque un séjour à l’étranger qui ne se déroule pas bien. En effet, le jeune homme ne parvient pas à s’intégrer en Corée du Sud, qu’il trouve inintéressante, inutile, fade. Est-ce le pays qui est responsable de cela ? Pas sûr car il semblerait que ce soit le visiteur qui ait emmené avec lui toutes ses angoisses. L’idée originale est d’avoir donner corps à la paranoïa et à la claustrophobie grâce aux dessins. Les décors sont surréalistes et les personnages ont des têtes difformes, traduisant ainsi le malaise de l’auteur, car il s’agit d’un récit autobiographique. J’aime beaucoup le dessin fin, précis et géométrique, qui donne corps à ce cauchemar glacé.

201405-jimjilbang_6http://www.cornelius.fr/blog/index.php?post/2014/05/13/Jimjilbang


Simon du Fleuve est une BD des années 70, qui paraissait par épisode dans l’hebdomadaire Tintin. Le contexte est plutôt cool puisqu’il s’agit d’un univers post-apocalyptique des années 70, donc pré-Mad Max, forcément différent des habituels clichés d’aujourd’hui. Simon est un lonesome cowboy qui vit paisiblement dans les montagnes. Un ami lui demande de l’aide pour retrouver son fils. Pour faire cela, ils doivent approcher une forteresse dirigée par « Les Seigneurs ».

L’intégrale est divisée en trois histoires. La première regroupe les épisodes de « La ballade de Cheveu Rouge ». Les dessins et les dialogues sont tout petits, sans doute pour faire rentrer un maximum de choses, avec des décors très détaillés. La lecture est un peu inconfortable, d’autant plus qu’on retrouve l’impression d’épisode toutes les deux pages. Mais l’histoire est originale et présente un univers dystopique assez étrange. Deux autres histoires sont présentes en couleur cette fois-ci : Le Clan des Centaures et Les Esclaves. J’ai été moins convaincu car même si ça commence très bien (une tribu hippie indienne attaquée par des soucoupes volantes!), la suite est une révolte assez classique dans une usine-prison tout de même impressionnante. Bizarrement, je trouve que la couleur n’apporte pas grand chose et au contraire, rend le monde post-apo moins inquiétant.

planchea_253363http://www.lelombard.com/series-bd/integrale-simon-fleuve,506/

Mise à jour du Navidrive RT4

Il y a de plus en plus d’informatique et d’électronique embarquées dans les voitures récentes. Ce sont de véritables petits ordinateurs qui sont présents à côté des moteurs, obligeant les garagistes à se former à l’outil informatique. Ces ordinateurs de bord donnent de précieuses indications sur la conduite ou permettent de disposer de fonctionnalités intéressantes. La Navidrive présent dans le Citroën C8 et d’autres voitures est de ceux-là.

Au programme : disque dur (pas énorme, quelques gigas) pour stocker de la musique compressée et en faire un « jukebox », GPS, alertes (pneu dégonflé ou crevé), radars de recul, etc. Sauf que comme partout où il y a des l’informatique, ça plante ! Et ce système plante souvent, notamment quand on démarre la voiture. Ecran gelé (freeze), appareil qui redémarre, radars qui buggent (c’est plutôt ennuyeux!). Je me suis donc renseigné pour voir si on pouvait le mettre à jour. C’est possible de le faire en concession mais on sait jamais combien on va payer. A priori le CD d’upgrade n’est pas cher (50 centimes comme vu sur certains forums). Le logiciel en lui-même n’est donc pas soumis à une grosse marge, ce qui paraît normal car il s’agit seulement d’une « mise à jour » justement pour régler des problèmes qui ne devraient pas être présents.

La première chose à faire est d’identifier son appareil. Si la marque « Navidrive » apparaît un peu partout dans le manuel de la voiture, il a un petit nom particulier dans le milieu : RT4/RT5. Le fabricant est Magneti Marelli. Apparemment, des bricoleurs se sont penchés sur ce cas et ont développé des outils pour interroger ou modifier le système. C’est l’ensemble des Mira Scripts. Cependant, ces utilitaires exigent l’utilisation d’un câble USB. Or tous les RT4 ne l’ont pas de série. Il est possible d’en ajouter un mais ça impose de déposer le RT4 et de brancher un câble USB brin par brin. Pas impossible mais pénible. Voilà une vidéo qui montre le démontage et le bricolage déjà réalisé :

Il faut ensuite identifier sa version. Ca se fait en restant appuyé deux secondes au moins sur la touche « Menu ». On a ensuite « diagnostic du radiotéléphone » et apparaît alors la version. Dans mon cas, je suis à la 8.11. Il y a eu ensuite la 8.20 et la dernière en date est la 8.31. On peut passer de la 8.11 à la 8.31 directement. Sans usb, il faut donc graver ou récupérer un CD officiel avec la version 8.31. J’ai gravé l’image iso sur un CD RW déjà utilisé et malheureusement la mise à jour a planté. Le CD est éjecté et il me dit « please insert upgrade CD ». J’ai eu beau remettre le CD gravé, il me le recrachait à la figure. Dans un cas pareil, le mieux est l’ennemi du bien car dans cet état, l’appareil est inutilisable (je n’ai pas trouvé de procédure de retour arrière ou downgrade). Cependant, il ne faut pas perdre espoir ! J’avais lu que la qualité de la gravure et du CD était primordiale pour que ce soit réussi. J’ai donc pris un CDR neuf, j’ai gravé avec une vitesse minimum (10x), avec un logiciel solide (Nero Burning Rom). J’ai aussi précisé le mode de gravure du CD : DiscAtOnce/96. Je ne sais pas à quoi ça correspond mais… L’upgrade a fonctionné cette fois-ci. Ouf !

Le processus d’upgrade est long : de 30 à 40 minutes. Il faut la réaliser moteur allumé car l’appareil a une mise en veille automatique et il ne faudrait pas qu’il soit coupé en plein milieu de cette opération délicate. Bien entendu, ça se fait à vos risques et périls.

Voilà le déroulement en version rapide

Voilà ce qu’est censée ajouter cette version 8.31 (j’aime bien la dernière) :

-Écran noir suite à mise à jour avec le CD 8.20 de référence 1606858680
-Figeage écran
-Blocage sur la page d’accueil
-Lenteur au démarrage du système
-Extinction et redémarrage aléatoire du système
-Affichage du numéro de téléphone au lieu du nom du contact pendant une communication ou dans le journal des appels
-Non détection aléatoire des POI radars
-Au démarrage, écran noir avec le message « HARD DISK EXAMINATION »
-Perte de l’affichage de la carte suite à une modernisation logicielle ou cartographie
-Mauvais contact affiché lors d`un appel téléphonique
-Extinction et redémarrage lors de la traversée d’un carrefour situé à Madrid

 

Images dupliquées

A la suite d’un effacement par erreur de plusieurs milliers de photos, j’ai dû utiliser un outil pour les récupérer. Malheureusement, j’ai tellement de photos que je ne savais plus lesquelles avaient été effacées ou non. Je me retrouve donc avec 60 000 fichiers et je cherche un moyen de trouver les doubles exacts afin de les effacer puis de conserver le restant.

J’ai testé 3 outils de détection de doubles. Tous ont des capacités similaires pour trouver les fichiers :

http://www.visipics.info : gratuit et apparemment français. J’ai travaillé pas mal de temps avec ce logiciel mais il est assez fastidieux pour la visualisation et le traitement des photos

https://www.duplicatephotocleaner.com/ : très convivial, fait le job mais cher : 30 balles pour la version complète. La version gratuite permet de travailler sur les 100 premiers doubles seulement. Pas très efficace avec des milliers de photos.

Mais mon number ouane, c’est AntiDupl. Gratuit, open source et un peu moins convivial que les deux autres. Il permet néanmoins de sauvegarder le résultat d’une comparaison et il est très rapide sur le traitement et la visualisation. J’ai l’impression qu’il est aussi très efficace pour trouver les doubles rapidement. Ca se trouve ici : http://antidupl.sourceforge.net